
Dimanche 15 mars 2026.
Nous arrivons à Boulogne pour le Duathlon de Paris et sommes sur la pelouse convoitée à l’heure prévue.
Il fait beau, la vie est belle, même si nous commençons à être un poil nerveux et fébriles.
Nous sommes 5 et il faudra terminer au moins à 3, avec au moins un homme et une femme.
Notre capitaine Gilles distribue les dossards aux véliziens de l’équipe mixte savamment sélectionnée.
Il avait prévu d’être la locomotive du TGV vélizien mais il a une rage de dents qui le mine et depuis, nous avons récupéré Théo en locomotive alternative.
Clément est en pleine forme, il peut servir de locomotive alternative si nécessaire. Nous voici embarqués avec trois motrices, une voiture féminine première classe et… un wagon restaurant.
Cécile et moi sommes les deux facteurs potentiellement limitant. La féminine qu’il faudra garder coûte que coûte pour que l’équipe puisse rester « mixte » et le vieux qui aurait mieux fait de changer de sexe car en l’état, rien n’oblige l’équipe à se le traîner jusqu’à l’arrivée. Idée à noter pour la suite de ma carrière sportive…
Nous sommes l’équipe 135, nous partirons dans les derniers.
Il y a en tout une petite cinquantaine d’équipes mixtes et les équipes ont été rangées dans l’ordre alphabétique, ce qui signifie que si l’on ne veut pas partir dans les derniers, il ne faut pas prendre comme nom d’équipe « zz-top ».
Cela signifie aussi que les niveaux sont mélangés, très variables.
À ce propos, on voit de sacrés athlètes. La plupart des filles ont leur nom écrit en gros sur leurs fesses. Ça en impose. Avec tous les champions qui passent devant nous, on se dit que ça va être très bataillé. Nos chances de podium fondent à toute vitesse comme la noix de beurre déposée dans la poêle brûlante.
On louche sur une équipe de cadors équipés d’avions de chasse (Poissy Triathlon, s’il vous plaît !) en se demandant ce qu’ils valent et les chronos qu’ils visent. Comme nous, ils sont cinq, embarquent beaucoup de testostérone et une seule féminine.
De l’art de doser la mixité pour mieux gagner.
Cécile fonce droit sur cette féminine qu’elle a reconnue pour l’interroger sur ses chronos : il s’agit de Lénora Mageux (c’est écrit sur ses fesses), une championne de France minime qui a maintenant 24 ans et court le 10 km en 35 min.
Elle a prévu de courir en 3’ 30’’ au kilo.
Logique.
Comme il s’agit de l’équipe 139, on sait déjà qu’ils vont partir 4 min derrière nous.
Nous allons avoir chaud aux fesses, mais — au-delà du fait que nous n’avons aucune chance face à ce type d’équipe — on calcule qu’ils ne peuvent pas nous rattraper pendant la première course à pied. C’est déjà ça.
Les départs en contre-la-montre toutes les minutes sont très appréciables. Ils permettent à chaque groupe de choisir son allure, de partir au bon rythme. Aucune baston à l’horizon.
Après avoir effectué un petit échauffement de 4 km à pied avec quelques montées de genoux, vers 13:30, c’est enfin à nous.
Nous partons pour notre première course à pied avec un très bon rythme, sans se mettre dans le rouge. Ça part en descente, cela veut dire qu’on finira par le payer avec une montée. Grâce aux techniciens professionnels de l’équipe, on gère à merveille. Le « club des 5 » reste soudé et homogène.
Il y en a un peu plus ; je vous le mets ?
À ma montre, on termine avec 5,4 km au compteur en 21’ 35’’ soit à peu près exactement 15 km/h.
Les 4’ au kilo prévus ont été tenus, c’est parfait.
En revanche, la première transition me paraît assez laborieuse. Je compte 2’ 40’’ de galères diverses. Le parc est assez long, mais quand même. Le changement de chaussures n’est pas si simple, même si l’on sait qu’il sera bien utile car il représente un investissement essentiel pour la partie cycliste.
En vieux renard que je suis et sans même utiliser mon célèbre chausse-pieds, je suis prêt à sortir le premier du parc. J’attends le regroupement puis enfourche joyeusement Jolly Jumper quand Gilles me crie de remettre pied à terre : il faut attendre la deuxième ligne qui est bien plus loin. Oups ! Je confirme mon statut de boulet : le vieux n’a vraiment aucune expérience, il n’a jamais dû voir un parc à vélo.
Théo se positionne en tête et commence doucement à faire tourner les jambes.
C’est parti pour 6 tours de Longchamp.
On est encore en train de régler notre thermostat pour trouver la bonne température de course que l’on se fait déjà accoster par l’équipe 139. Enfer et damnation ! Ils sont déjà à côté de nous ! Ils nous ont déjà repris les 4 min ! Je calcule qu’ils n’ont pu en reprendre que trois en course ; la quatrième leur a sans doute été offerte pendant la transition. C’est ballot.
On roule une petite minute de conserve, puis ils s’éloignent doucement. Ils ne roulent pas beaucoup plus vite que nous, ce qui rend le dépassement délicat, et Théo en a encore sous la semelle, mais il n’a pas le droit de profiter de leur aspiration et il doit vérifier que les deux féminines (Cécile et moi) restent bien au contact derrière lui.
Théo trouve un très bon rythme de croisière. Cécile est parfaitement calée dans sa roue et j’essaie de ne pas trop faire l’élastique derrière Cécile.
Mon chrono est très souvent au-dessus de 40 km/h.
Rouler dans ce train est grisant.
On enrhume pas mal d’équipes concurrentes, c’est plaisant.
Comme il y a 6 tours à faire, les équipes doublées ne sont pas toujours dans le même tour. Ce qui fait d’une part que l’on croise beaucoup de monde et d’autre part qu’il faut être fort en math pour calculer à partir du numéro de dossard et de l’allure estimée à combien de tours les autres en sont.
Non seulement nous nous faisons très peu doubler, ce qui est de bon augure, mais on finit par rattraper l’équipe 139 qui avait dû être un peu gourmande sur le démarrage. Après deux tours en admirable pilote de circuit, Théo laisse la place à Gilles qui place une petite accélération. Le capitaine est nerveux. On est venu pour la gagne, oui ou merde ?
L’incroyable Cécile parvient à s’accrocher, ce qui m’oblige à faire pareil. L’équipe 139 est maintenant derrière nous !
À chaque tour, je perds la tête (ça vaut mieux que de perdre les pédales) du groupe dans le virage et je suis obligé de taper une pointe à 50 km/h pour recoller, pendant que Clément me suit en me servant de coach mental.
Poissy nous rattrape une nouvelle fois et nous terminons les 6 tours de Longchamp aux côtés de l’équipe 139 — nous faisons jeu égal sur le vélo — avec au compteur un total de 20,7 km en 30’ 45’’ soit 40,4 km/h de moyenne.
Accessoirement, nous sommes quelques-uns dans le groupe à avoir pété tous nos records Strava. Surtout moi qui ne roule jamais à ces allures de dingue.
La deuxième transition est plus simple mais elle voit l’apparition de crampes aussi soudaines que douloureuses. La mienne passe assez vite et je repars doucement, mais Théo reste au sol : il ne peut pas remettre sa chaussure de course à pied.
Clément se sacrifie pour l’aider.
Arrivés à la sortie du parc, le trio restant se retrouve dans l’embarras : les arbitres nous stoppent et nous devons décider si nous coupons le cordon et partons à 3 ou si nous les attendons. Nous pourrions filer et gagner de précieuses secondes, mais nous avons l’intuition unanime que le « club des 5 » a encore un bout de course à faire ensemble pour écrire l’histoire. Nous patientons et sommes récompensés en voyant nos deux héros revenir rapidement vers nous.
Cette transition, intense en émotions, n’a duré qu’une minute.
C’est parti pour la deuxième course à pied, toujours sur un très bon rythme et un peu plus de péripéties avec des organismes usés. Théo est stoppé par des crampes. Il s’arrête pour ensuite mieux repartir et nous rejoindre. Tout le monde s’occupe de Cécile qui est absolument incroyable. Je commence à arriver lentement mais sûrement au bout de mes ressources et réserves. À 200 m de la ligne, je me sens faiblir et je sais que je ne pourrai plus continuer longtemps. Je vois les quatre fantastiques franchir la ligne et je les rejoins avec quelques mètres de retard.
La deuxième course est certes deux fois plus courte que la première, mais ça dépasse les doses dans les mêmes proportions.
Ma montre me donne 2,7 km que nous bouclons en 10’ 43’’ soit 15,1 km/h ou 3’ 58’’ au kilo, un poil plus rapide que la première.
Cela me donne un total de 1 h 06’ 43’’ à ma montre, même si ce n’est pas ce qui s’affiche sur le chrono officiel de l’organisation.
Nous sommes incroyablement heureux et grisés par cette course et cette performance.
Le verdict tombe rapidement : nous sommes la 3e équipe mixte, donc sur le podium.
Poissy est l’équipe victorieuse.
Nous avons fait jeu égal sur le vélo.
Et même mieux, car nous sommes restés groupés à 5 alors que Poissy a perdu des gens en route.
Cécile a fait jeu égal avec Lénora.
Cécile a fait jeu égal avec une championne de France.
Je me demande si elle se rend compte de son talent.
Je suis vraiment très content de cette journée et de cette course avec cette équipe incroyable.
Nous avons pris énormément de plaisir dans toute l’aventure, depuis l’inscription et la préparation stratégique jusqu’à la photo sur le podium, en passant par des entraînements techniques pour rouler en groupe.
On mérite de faire au moins la couverture de la gazette Vélizy-Associations, mais un article dans le Parisien ne serait pas volé!
Avec mes deux super potes, Pierre et Christophe, nous nous sommes inscrits au club de Vélizy en 2015, et avons tout de suite pu apprécier l’ambiance familiale unique qui caractérise notre beau club de Triathlon.
Ensemble, nous avons pris goût aux compétitions, enchaîné de nombreuses courses au fil des années et de nos progressions, mais avec toute la difficulté de devoir jongler entre notre passion pour ce sport très chronophage et le temps précieux passé en famille. Un défi de taille.
C’est pour cela que notre trio a pris l’habitude de gérer son calendrier sportif de l’année en fonction des vacances partagées avec les proches. La priorité est d’associer dès que possible nos compétitions avec de beaux voyages réalisés en famille.
Après Marrakech et Tanger, au Maroc, direction l’Andalousie cet automne lors des congés de la Toussaint pour participer au Half-Ironman (1.9km de natation, 90km de vélo et 21km de course à pied) de Marbella le 27 octobre. Les papas et maris ne sont pas les seuls en compétition puisque c’est toute la famille qui se « jette à l’eau », en prenant part aux courses réservées aux enfants ou conjointes. Côtés sorties, tout le monde profite de belles visites comme cette année l’Alhambra à Grenade. Ouf, ça passe beaucoup trop vite ! Maintenant que la saison 2024 se termine, nous sommes déjà rivés sur le calendrier 2025. Une fois de plus, la planification du combo épreuves/vacances se décidera entre potes… et avec l’aval de nos familles !
Signé, Olivier
L’histoire a commencé fin 2023 quand Christophe, dit Crocro, propose au club le Frenchman, une célèbre course de Triathlon à Carcans avec plusieurs formats.
J’embarque la famille : Allez on va tous en vacances une semaine à Lacanau en Mai.
J’en ai tellement entendu parler, qu’après l’Iton, je me lance ce nouveau défi.
Un challenge pour moi : la natation sur l’Iton était déjà une épreuve en soi et la course à pied , qui était ma discipline de prédilection, s’était achevée au mental.
Me voilà assidu, toujours en retard, aux cours de Brigitte, chien, crawl, brasse, dos crawlé , je commence à apprécier la natation malgré la froideur de l’eau de la piscine de Vélizy.
La saison de cyclisme en 2024 a du mal à démarrer, le soleil se fait désirer.
Je vous passe l’entrainement, après une coupure du running de 3 mois, je reprends la CAP une fois/semaine 8 à 10 km. Mon corps ne veut pas plus. Oui Crocro j’ai enfin pris RDV avec le médecin du sport que tu m’as conseillé.
Arrivé à Lacanau, une semaine de vacances bien méritée après des mois de travail chargés, je suis enthousiaste, excité et peu serein à l’idée de faire le format 70.3. Je me rappelle que je n’ai jamais fait 90 km en vélo , que j’ai seulement fait 2 semi-marathon, le dernier euh je ne sais plus quand. Alors tout enchainer sera un sacré défi, pourvu que ça passe.
J’ai bien fait de partir pour la semaine, je me repose bien, bonne nouvelle !
On se balade à pied tous les jours, oups le jeudi matin m’a cheville est un peu enflée et j’ai du mal à marcher. Je ne veux pas tester la CAP au risque de me faire mal. Le doute s’installe, tant pis, je ferai ce que je peux, au pire, ce sera une belle expérience. Je prépare mes sacs, vaut mieux ne rien oublier. Cette histoire de cheville me stresse, j’ai hyper mal dormi. Réveillé à 6h le vendredi, jour J ! De Lacanau, direction Maubuisson, sur la route, je vois plein de voitures avec des beaux vélos et quelques courageux cyclistes qui vont au rdv en vélo. Au minimum 10 km de plus pour eux.
Je récupère la trifonction ‘’Moche’’ dans le sac de transition de Crocro, merci encore Croco. J’avais trop envie d’être aux couleurs du Club. Je croise les copains, on est tous avec la trifonction Vélizy, on plaisante de tout et rien même si je sens que la concentration prend place à l’approche du départ. Dernières photos de Del, 8h46, oups, je dois aller au départ. Vétéran 3 pour la dernière année, ma vague part à 8h50.
Trop content , super ambiance depuis le début, plein de supporters dont les copains Veltris.
C’est parti, je pars dans les derniers, je ne veux pas gêner. L’eau est bonne, je marche dans l’eau le plus loin possible façon longe côte, je double en marchant !
Sans échauffement, c’est chaud, je m’essouffle rapidement, ça cogne un peu sur les côtés et même devant, c’est que j’avance. J’alterne rapidement crawl et brasse et j’essaie de me rappeler des conseils du Coach Brigitte, je vais chercher loin avec les bras , la tête bien baissée, elle avait raison ça fonctionne, mais je ne vais pas droit grrr. Je vois la dernière bouée pour faire demi-tour, bizarrement il commence à y avoir des vagues, ça se complique. Je passe la bouée mais il faut faire encore quelques mètres vers une autre bouée avant d’entamer le retour. Le moral est au top même si je ne vois pas les flammes rouges de l’arrivée, purée c’est loin. Je suis sur le retour et je me sens presque mieux qu’au départ, les muscles chauds ! J’ai trouvé les 1900 m plus facile que les 1500 m de l’Iton. Je me dis que l’entrainement a payé, merci Brigitte.
Je sors de l’eau, je suis juste derrière Christophe (Tof) qui est parti 10 minutes après moi.
Direction la transition, purée je ne retrouve pas mon sac sur le portique. J’avais bien repéré pourtant. Je demande à l’arbitre. Il me montre mon portique, l’un des derniers au fond, je réalise que je n’avais pas posé mes sacs au bon endroit, pfff. Quelqu’un a dû gentiment mettre mes sacs au bon numéro. J’ai eu peur, erreur de débutant !
Je recroise Tof prêt pour le vélo, je vais me changer. J’ai eu le temps de récupérer, changement express mais je prends le temps de mettre de la crème solaire, j’ai ouï dire que certains sur le M avaient cramé. Oui, j’aurais pu en mettre avant. Avec mon histoire de cheville, j’avais déjà abandonné le chrono. Mon objectif, finir l’Ironman 70.3.
C’est parti pour le vélo, fait frais au début, le temps de sécher. Je bois beaucoup, j’ai l’impression d’être trop dans la gestion, tellement je vois passer des fusées.
Olivier; puis Gilles, partis dans la vague d’après, me doublent vers le 20 km je crois, je n’ai pas de montre ni de compteur. On s’encourage ,c’est sympa . Ils filent déjà vites. J’ai adoré le vélo. C’est la discipline que je préfère. Je me sens bien, aucun problème avec la cheville, je suis en position sur les prolongateurs, je me sens dans la compétition. La combi trifonction me sert de plus en plus à l’entrejambe, ça brûle un peu, je me redresse et tente de desserrer le tout. Bon, on est parti pour en chier, tant pis. Le vélo a été un régal. Le parcours est idéal pour mon premier L. J’enchaine les km, 40, 60 et je me sens toujours bien. J’ai profité du ravitaillement pour prendre une boisson iso, elle n’est pas très bonne. L’année prochaine, je ne m’arrêterai pas.
Un petit groupe se créé devant moi et du drafting est fait. Je reste un peu à l’écart, j’ai bien fait, l’arbitre en moto arrive et des pénalités tombent.
J’ai pris un gel Isotar , ça marche bien, j’ai un coup de boost, j’appuie, je sais que je vais finir mes 90 kms , wééééééé !
Les 10 derniers km sont un peu durs, la position sur les prolongateurs n’est pas optimisée sur mon vélo, je suis hyper content de voir Maubuisson et ravi de mon parcours en vélo. Ça c’est fait !
La transition est cette fois plus rapide, je me change devant mon sac, je me fais engueuler par une bénévole, je réalise une nouvelle erreur, un petit sourire d’excuse et ça passe.
Le dernier défi et pas des moindres commence. Je cours et je ne ressens quasi pas de gêne, super bonne nouvelle, les dieux du sport sont là.
J’ai l’impression de ne pas avancer mais finalement après ma course, je consterai que mon allure n’est pas si mal.
Je croise les copains, tof, crocro, Olivier, Nolwenn, on se tape dans les mains, allez les gars. Pierre me double, il est sur la fin. L’ambiance est géniale, merci Delphine, Christophe le Prez pour les encouragements, j’entends de partout "Allez Olivier", c’est génial.
La première côte fait mal et je refuse de m’arrêter, le redémarrage serait trop dur. Je reviens vers le parc à vélo et je crois que j’ai fait 10 km. Mais non, elle se termine où cette boucle (putain, je glisse mots d’encouragements). Je recroise des copains et on s’encourage encore. J’ai l’impression d’avoir un peu de ressources pour accélérer, je commence à y croire. Ma cheville me rappelle à l’ordre, ce n’est pas le moment de lâcher. Je reprends mon rythme, j’ai un peu mal mais finalement ça ne m’aura pas trop gêné. La dernière boucle est dure. Je paie le manque d’entrainement CAP. Ça se joue au mental. Je sens les crampes arriver. Je bois à tous les ravitaillements. Je me dis qu’il suffit de mettre un pied devant l’autre pour franchir la ligne. Je vois Nolwenn devant moi . Je la rejoins sur la dernière boucle dans la côte. Elle marche, je la pousse dans le dos, et je l’oblige à me suivre et je l’encourage. Elle a l’air d’être dans le dur. Pourtant, quand elle repart, elle semble avoir un meilleur rythme que le mien. Elle souffre. Je lui parle, l’encourage et je lui dis qu’elle ne doit pas me lâcher. Je veux lui dire qu’il reste 4 km pour l’encourager mais il doit en rester 10 km. Je lui dis qu’on va ensemble au prochain ravitaillement et ça marche, on court ensemble. Après le ravitaillement, nouvelle côte et elle craque, je lui dis d’alterner si besoin marche et CAP de s’accrocher à quelqu’un qui à le même rythme et qu’elle va le finir. Go go Nolwenn. Je repars, je suis dans le dur.
Je passe devant le parc à vélo et là je sais que le retour est encore loin. Putain putain encore.
La petite bosse de 1m de dénivelé + pour passer le pont m’achève, je marche, j’ai mal partout, allez faut repartir. Je puise dans mes dernières forces et je repars, j’ai presque envie de pleurer de joie ou de fatigue, étrange sensation mais (re)putain je ne vais pas lâcher. Je vois la ligne d’arrivée, top * 1000 , je l’ai fait. Il y a toute l’équipe Veltri qui saute partout (mais ils ne sont pas fatigués !!), ravi de les voir, je suis rincé !
Olivier me conseille de manger et de récupérer un peu, je ne me sens pas au top. Tof me déconseille les frites, mal cuites, je me dis qu’après 5h49 d’effort n importe quelle frite doit être succulente, beurk tu as raison, elles sont dégueux !
J’ai commencé à Vélizy le triathlon en 2020 en plein confinement, et je compte bien continuer l’aventure avec la famille Veltri. On recommence quand !

Voici un petit CR de cette belle épreuve courue le 14 octobre avec Patrick.
Nous étions 3 inscrits du club, mais c’était finalement trop compliqué pour Aurélien de venir en transport en commun.
Bon c’est vrai qu’il faut aimer nager, et ce n’est pas toujours la passion des triathlètes (ah bon ?).
Ou alors avoir envie de se tester sur un nouveau format (c’est le cas de Patrick).
Nous décollons donc de Bandol vers 6h30 (« décoller » le terme est fort avec ma 206 de 1999), et arrivons à l’hôtel Juliana pour « prise des dossards » vers 8h30.
En fait, il s’agit d’un chasuble (à mettre par-dessus la combi), d’un bonnet et d’une puce.
Garé devant l’hôtel, on se dirige tranquille à pied vers la plage de la croisette devant l’hôtel Martinez.
Pour les novices, le SwimRun consiste à alterner nage et CAP de plage en plage sur des sections en général assez courtes (1-2 km).
A l’origine (en Suède), la course se fait à 2, souvent reliés par une longe.
Cela évite de perdre son co-équipier (!), et permet au plus fort de tirer le plus faible en NAT mais aussi en CAP (sensations garanties !)
Mais de plus en plus, il est possible de pratiquer en solo (pas toujours facile de trouver un partenaire de niveau assez équivalent).
En général, c’est toujours dans des lieux assez ludiques (lacs, mer…).
Coté logistique, c’est assez différent du Triathlon :
Une combi shorty (pour pouvoir courir en combi, quitte à baisser un peu le haut si trop chaud).
Conseil :
Pour ma part, j’ai une vieille combi de planche à voile découpée en shorty qui s’ouvre par l’arrière !
Pas l’idéal mais le père Noel va bientôt remédier à tout ça.
J’ai aussi décidé de partir sans PB et sans plaquettes, mais avec des manchettes (en fait j’aurais dû prendre une machette).
Plusieurs raisons : mal au dos avec le PB en mer car trop surélevé de l’arrière et peur d’être gêné par les plaquettes en CAP (petit joueur !).
Patrick, lui est parti avec le PB sans plaquettes.
Coté météo, grand beau (« évidemmaing » et mer à 22°, on a connu pire (16° à l’ile de Ré avec Aurélien, Brrr…)
Patrick me confie qu’il espère ne pas avoir de sable dans les chaussures…
10h30 : c’est parti pour une 1e CAP…… sur la plage, puis passage sur la jetée pour partir sur des rochers et là….
intervention du SAMU pour un concurrent ayant chuté sur les rochers …
Chaussures Trail (je réinsiste !)
La 1e section NAT est en bord de plage, puis on enchaine sur la 3e section CAP « longue », et là, c’est pas pareil…..
En fait nous montons assez raide une ancienne voie de tram désaffectée avec un D+ de 200m.
La descente se fait ….. dans le lit d’une rivière à sec ou pas (!), on passe dans une caverne, sur des rochers, sous des troncs d’arbre, bref, plus de la rando que de la course.
Bonne idée pour moi d’avoir doublé dans la montée car ce secteur génère potentiellement pas mal de bouchons….
Patrick sera bien ralenti malheureusement sur cette portion.
On finit par déboucher sur la route et terminer la descente pour un nouveau secteur de NAT.
Les tronçons s’enchainent, une suédoise engage la conversation, elle fait la course pour la 4e fois, « je suis 3 fois championne du monde ».
Ah oui ben pas moi…
Au final, nous arrivons plage de la croisette après un beau parcours, original sur ce 3e tronçon.
A noter que l’organisation offre le déjeuner ensuite sur la plage en mode BBQ super sympa.
Voili, voilà, à noter que c’était la course « sprint » et qu’il y a un format légèrement plus long : 8km de NAT et 33 de CAP !
Des motivés pour 2024 ?
Le SwimRun, c’est à faire (au moins) une fois dans sa vie!
C’est sur une idée de longue date que les VeltriS ont clôturé la saison avec un événement à l’image du club. Les 1er et 2 octobre, notre partenaire 2L-Aventures nous a concoctés « un week-end endiablé » dont il a le secret à Fontainebleau. « Le cahier des charges était des plus simples, pas loin, pas longtemps, accessible à tous et, vous l’aurez deviné, sympa », précise Claude Lamir, à la manœuvre avec son associé Pascal Lesellier.
Le terrain de jeu ? L’emblématique Centre National des Sports de la Défense (CNSD) qui héberge l’Armée de Champions, ces sportifs de haut niveau de La Défense, au sein du prestigieux Bataillon de Joinville.

Modestement, ce sont donc 16 cyclistes qui se sont élancés le samedi matin de Vélizy sur un parcours de 100 km en direction de la Seine-et-Marne. Quelques viennoiseries (et crevaisons plus tard), un pique-nique les attendait dans l’enceinte du CNSD, où 5 autres triathlètes les ont rejoint.
Après quelques heures de temps libre, direction la piscine du site (un bassin de 50 m en inox) pour une séance de natation orchestrée par coach Emman (Emmanuel Lapoutge) qui au passage fêtait ses 60 ans.
A la sortie de l’eau, un autre soixantenaire a été arrosé comme il se doit, Christian Salettes qui avait prévu le ravitaillement… liquide.
La soirée s’est achevée par un Quiz « maison » où les meilleurs ont gagné et les mauvais joueurs ont râlé…

Le dimanche matin, tout le monde s’est levé au petit matin et mis au garde à vous pour la cerise sur le gâteau. Direction la forêt domaniale des 3 pignons pour parcourir le tant redouté « Trail de 25 bosses. » 16 km de grimpettes (et de descentes…) « très active » entre les rochers dans une ambiance studieuse et sans une goutte de pluie malgré un ciel chargé. A l’arrivée, un pique-nique a clôturé ce week-end de fin de cycle pour des Veltri déjà tournés vers les objectifs de l’année prochaine.
Le club remercie les GOs hors pair, le président Christophe Le Guay Christophe pour l’administratif ainsi que Toto, Del et Adrien A. pour le précieux coup de mains côté logistique.
Vivement 2023 !


Nolwenn Sire
22 ans
« Je suis originaire de Vélizy et étudiante en école d’ingénieurs. Depuis petite, je suis passionnée de sports. J’ai fait partie des clubs de Vélizy de badminton au VVV, de natation à l’Espadon, et d’athlétisme à l’ACVV. J’ai longuement hésité à faire du triathlon car je craignais de ne pas avoir le niveau pour intégrer ce club. Après quelques séances d’essais, de conseils de Claude (Lamir), et de motivation de JPP (Jean-Pierre Potier), j’ai décidé de passer le pas et de m’inscrire à Vélizy Triathlon ! C’est un club très accueillant avec des membres de tous les niveaux. Mon objectif ? Allier mes deux premiers sports : la natation et l’athlétisme, et de progresser en vélo de route. Pendant cette année, je vais m’entraîner pour un triathlon M l’année prochaine. »
Christophe Mathiolon
52 ans
« Je suis un "jeune" nouveau de 52 ans, originaire de Lyon et ingénieur Telecom à mes heures perdues. J'ai découvert le triathlon en allant supporter une amie au Frenchman d'Hourtin, l'ambiance et le défi que cela représente pour moi m'ont motivé pour m'inscrire. Et l'ambiance que j'ai trouvé au club de Vélizy est celle que j'attendais. N'ayant jamais pratiqué de sport en compétition, à l'exception du billard, je me suis mis à la course à pied pour mes 40 ans, et là je redécouvre le vélo et j'apprends à ne pas couler ! Mon objectif est de faire un premier triathlon, distance M (olympique) d'ici la fin de l'année. Un défi pour moi et c'est ce qui me motive au jour le jour. »
Elsa Pochon
28 ans
« Originaire de Millau, je suis une ancienne traileuse et triathlète, et je préside le club de Trail de Jouy-en-Josas depuis 2020. Je suis devenue maman depuis février 2022, avec l’objectif de reprendre le sport pour finir l’OCC 2023 (course de 56 km et 3 000 m dénivelé de l’UTMB), pour laquelle j’avais été tirée au sort en 2020. Le souhaite également reprendre aussi le triathlon pour optimiser et diversifier mon entraînement, notamment en vélo et natation. Mon objectif 2023 ? Un triathlon L au début de l’été 2023. Revenir à Vélizy triathlon, mon club de cœur (mon homme Maxou est licencié aussi), va me permettre de progresser dans la bonne humeur. Ici les gens sont formidables. »
Cécile Pinault
26 ans
« Originaire de la région Centre, je me suis installée en septembre dans la région pour suivre mes études en pharmacie. Trailleuse passionnée de course de montagnes, j’ai rejoint le club de Vélizy pour partager de beaux moments sportifs et découvrir la région en peloton. Je ne me suis mise au vélo qu’il y a six mois et rouler ici est bien différent de la pratique en Province. J’espère progresser dans les trois sports, et renouer dès que possible avec la compétition. »

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